Nos projets

X-Graines a commencé ses premières opérations pilotes de terrain en décembre 2020, début de la période pluvieuse, propice aux plantations. Actuellement nous nous consacrons à cadrer et valider la méthode en lien avec nos partenaires scientifiques, à développer le procédé, à la collecte des semences, à réaliser des tests ex-situ ainsi qu’à consolider nos moyens et à sécuriser le foncier des sites pilotes.

Nous menons actuellement plusieurs actions et projets :

  • Des journées de collecte de graines avec le public : inscrivez-vous !
  • Le Projet « Semez l’avenir » qui consiste à mettre en place un réseau de parcelles de test des bombes de graines sur tout le territoire. Avec le concours de l’OFB (MobBiodiv 2020) et de la province Sud (Budget participatif).
  • Le Projet « Tous pour la forêt » : qui consiste à créer un réseau de propriétaires fonciers engagés pour la forêt, avec le concours de la Fondation Lemarchand
  • Et bientôt un projet en préparation sur Touho avec l’appui de l’Europe dans le cadre du projet Best 2.0+, et l’accompagnement de la province Nord, pour l’accompagnement d’une tribu à la fabrication de bombes de graines et la restauration de milieux dégradés;
  • Et deux projets avec l’université de la Nouvelle Calédonie, l’un portant sur la création d’un Drone de semis « Made in Calédonie » et l’intégration de Bio fertilisants (champignons assistants) dans les bombes de graines

Le réseau de parcelles de test

Les parcelles se situent à Rivière des pirogues (Maquis minier), Farino (Forêt humide ), et bientôt à Deva (Forêt sèche), Konduyo (Forêt littorale), Ilot Maître, Mont Dore – La Coulée (Zones incendiées et anciens sites miniers), en province Nord, Pindaï (Forêt sèche) et Touho (Forêt humide secondarisée) notamment.

Quadrats de test de bombes de graines signalisés sur la parcelle SudForêt de Rivière des Pirogues

Sur les sites de test, nous plaçonles bombes de graines que nous avons fabriquées selon un protocole très précis qui va nous permettre de suivre les résultats et évaluer les taux de réussite de la méthode.

Selon l’espèce, selon le type de bombe de graines, selon le type de site, selon la date à laquelle nous avons travaillé, les résultats peuvent varier, le projet cherche à trouver les formules qui marchent, et de repérer celles qui ne marchent pas.

Plantules de Dodonea viscosa, 15 jours après les premiers semis de bombes de graines sur cuirasse latéritique

En avril un premier repérage a été effectué sur l’îlot Maître, pour de futures actions qui seront coordonnées avec l’opérateur touristique (Hilton Double-Tree) et le gestionnaire (province Sud).  Voir le compte rendu de cette journée

L’ambition est aussi de bâtir un réseau global de suivi de la régénération des milieux naturels qui permette de constituer des séries de données de long terme pour l’analyse de l’efficience de nos actions d’une part et d’autre part pour l’analyse de l’évolution des milieux naturels calédoniens dans différentes situation, en lien avec les pressions qu’ils subissent.

Notre méthode utilise des drones d’imagerie de précision, avec des survols réguliers nous pouvons évaluer l’évolution de la croissance des végétaux et compter le nombre de plants qui ont réussi à s’installer.

Quadrat de test sur savane herbacée, substrat volcano-sédimentaire, zone incendiée – (Farino)

Accompagner les propriétaires de terrain à recréer durablement des forêts naturelles

Sur plusieurs sites nous cherchons à accompagner les propriétaires à définir et mettre en œuvre des objectifs pour la forêt en adéquation avec leur projet et avec l’état écologique du milieu naturel.

Sur la commune de Païta, se trouve une parcelle de 70 hectares entre forêt et maquis minier sur laquelle une belle forêt humide mériterait d’être préservée tout en gérant certaines espèces envahissantes présentes

Sur les communes de Poya et de Boulouparis, pour deux parcelles respectivement de 10 et 60 hectares très dégradés, une forêt sèche pourrait être recréée à partir de reliques existantes, la mise en place de connectivités écologiques en “pas japonais”, et sur le reste de la parcelle un projet d’élevage pourrait être enrichi par la plantation d’espèces d’arbres spécifiques avec en perspective une gestion en sylvo-pastoralisme